Il existe plusieurs types d'hypersensibilité (selon la classification de Gell et Coombs).
- ces réactions se caractérisent par le délai de 24 à 72 heures nécessaire à l’apparition des manifestations après la réintroduction de l’antigène dans l’organisme, d’où le nom d’hypersensibilité retardée.
- Un autre caractère fondamental des réactions de type IV est le rôle minime ou nul de la
prédisposition individuelle. Alors que peu de personnes présenteront une réaction
allergique de type I, n’importe quel sujet peut développer une réaction d’hypersensibilité
retardée. - Les réactions d’hypersensibilité retardée se manifestent par une inflammation localisée
au point d’injection pouvant aller jusqu’à une nécrose locale.
C'est une réaction à médiation cellulaire avec réponse de type Th1, et recrutement des macrophages par les cytokines et les chimiokines synthétisées par les Lymphocytes T helper. En cas de chronicisation il y aura formation d'un granulome. (comme dans les cas de granulomes tuberculoïdes)
La plupart des cas d'allergie à l'insuline sont des cas d'hypersensibilité de type 1 (immédiate médiée par les mastocytes et les IgE) à type d'urticaire dans les minutes qui suivent l'injection.
La Levemir diffère de l'insuline native par la délétion d'un aminoacide B30 et l'ajout d'un résidu acide myristique en B29, en France depuis 2005.
La Levemir®, est une insuline avec un faible pic d’action, mais qui a l’avantage de pouvoir se libérer lentement dans la circulation durant une période de temps qui peut aller jusqu’à 24 heures, elle semblerait avoir une meilleure prédictibilité dans son action que les autres concurrentes, on peut donc penser à un meilleur contrôle avec éventuellement moins d’hypoglycémies et d’hyperglycémies. Il a été également constaté que la Levemir®, semblait causer moins de prise de poids que les autres insulines à action prolongée.
Cette étude descriptive menée par l'équipe de diabétologie de l'Hotel Dieu, a mis en évidence
4 cas d'hypersensibilité de type IV , et 2 cas d'hypersensibilité de type I.
Inflammation sous cutanée non prurigineuse au points d'injection en cas de type IV.
- 2 à 12 heures après injection
- 3cm de diamètre
- douloureux
- durée de 2 a 3 jours.
Les Tests épicutanés avec 12 types d'insuline ont été réalisés, mais aucun cas d'hypersensibilité immédiate parmi les 4 ayant type IV, en revanche, hypersensibilité de type IV dans tous les cas.
Ceux qui ont eu hypersensibilité de Type I, l'ont eu pour toutes les insulines testées, mais pas de réponse au latex et au protamine, ils avaient anticorps anti insuline humaine de type IgE à titre élevés.
Tous les types IV ont arrêté la lévémir, 1 type I a continué grâce à anti histaminiques pendant quelques semaines puis arrêt.
Les autres ont repris leur ancien traitement.
Seulement 15 cas d'allergies à l'insuline dans les 10 dernières années, alors que ces 6 allergies à la lévémir ont eu lieu ces six derniers mois.
8 autres cas ont ensuite été déclarés à l'agence française de régulation.
Il y a déjà eu deux publications à propos de réaction de type III ou type IV à la lévémir, mais on ne leur a pas fait les tests épicutanés, donc on ne sait pas si c'est une allergie à la lévémir ou à l'un des excipients. (Les autres composants sont le mannitol, le phénol, le métacrésol, l'acétate de zinc, le phosphate disodique dihydraté, le chlorure de sodium, l'acide chlorhydrique, l'hydroxyde de sodium et l'eau pour préparations injectables).
rôle de l'acide myristic ??? Il favoriserait l'entrée rapide de l'insuline en transendothélial, ce qui expliquerait l'entrée plus rapide de la lévemir dans les cellules par rapport aux autres insulines, or cet acide est également connu pour causer des hypersensibilités retardées aux protéines bactériennes.