Me voici désormais dans la nécessité de cacher à l’être aimé, que j’ai envie d’entendre sa voix, que je le languis, que l’éventualité d’un baiser me réjouirait… et ce pour un malheureux malentendu, datant pourtant d’il y a un mois.
Il sera servi, je lui laisse trois semaines devant lui, pour le pousser dans ses retranchement, ne lui donnant pas de nouvelles.
Je ne pense guère pouvoir tenir ce « pari » inutile, et futile, mais j’essaierai.
Il faut rappeler les faits concernant ce manque total de lucidité et de justesse. Il persiste à croire que par le passé j’étais complètement accroc, et que devant l’absence de réponse immédiate, j’appelais en vain son meilleur ami.
Je pensais, bêtement, qu’il avait pris conscience qu’il s’agissait là d’une absurdité, mais récemment les faits prouvèrent le contraire.
Les larmes aux yeux je l’ai laissé dire, voyant la cause pleinement perdue…
Alors il aura bien cherché ce qu’il va obtenir… déjà ce soir, les au-revoir furent froids au possible…
A dans trois semaines donc.