samedi 7 novembre 2009



Battements très saccadés
Puis écoute attentive à la porte
Perception d'un baillement
Hésitation
Coup de sonnette et obturer
L'oeil de boeuf
Il ouvre
La tachycardie s'estompe
Quelques sourires
Un teint boréal ou plutôt montagnard
Bonne fête tout de même
Des photos
Une Aline
Au revoir après une pâtisserie
Orannaise
Et c'est tout...

dimanche 5 juillet 2009



Il s'interdit de prendre conscience de l'idée qui venait de surgir à l'improviste: que ce ne serait ni tromper la mémoirede la défunte, ni faillir à son serment de ne jamais toucher à une autre femme,puisqu'il revenait à celle ci que Cesira connaissait, à la suite de son propre aveu...
Non : il refusa de se l'avouer, refusa de tenir ce raisonnement. C'est par simple curiosité, qu'il descendait la rue; voilà tout; conduit par une volupté amère de suivre la trace d'un passé lointain; sans autre objectif.

samedi 4 juillet 2009


Je suis perdue, j'ai ce sentiment étrange de coeur tout serré, tout compliqué, avec la douleur persistante de l'amour qui flanche
Revu ma belle Mathilde, fidèle amoureuse, revenue de la réunion, toujours aussi fraiche, bronzée, quel plaisir
Reviviscences de M. par la pensée, par fb, par l'acte d'aimer.
Relu par erreur et bêtise les messages d'avant, les impressions d'avant, les envies d'exister
Et vu aussi les photos de J. et S. et R. si facile la vie

Mais tout le reste va bien, les sentiments évoluent, la simplicité apparaît, les caresses se délient, me retrouve chez lui, à attendre l'heure de grignoter, ou d'aller se promener dans la chaleur... j'ai un poids sur mon coeur.


lundi 27 avril 2009

extraits poétiques entremêlés


La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, à toi qui le savais !

Baudelaire
Les Fleurs du mal, 1857


Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.


J'ai sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue
Sur le bout de la langue
Ton petit cœur qui tangue

lundi 13 avril 2009



Entre ça et ça ... tout merde.

Tu dépasses les bornes entre le coup de l'ordinateur et la discussion qu'on vient d'avoir...
C'est déjà déprimant d'avoir un patient qui se suicide, tu es vraiment sans coeur de dire
"c'est écrit clairement, il aurait fallu s'en occuper..."
Remets toi en question et pense un peu aux autres, ca te fera du bien.

dimanche 5 avril 2009


- si tu pouvais arrêter de mettre mes amis dans des positions délicates, vraiment ce serait mieux pour tout le monde : pour eux d'abord et surtout, pour toi, pour moi. Plus de mails, textos, coup de fils à JX ou Y, ou qui que ce soit d'autre. Et arrêter aussi de venir sonner chez moi à l'improviste, ou quoi que ce soit d'autre. C'est fini, vraiment fini, et tu le sais. Plus tu joues à essayer de « revenir », et plus ça retarde le moment où l'on pourra se revoir « normalement » — si c'est possible un jour. Je suis désolé de devoir dire les choses aussi directement, mais je suis sûr que tu comprends.


- ah mais c'est vrai ce qu'il dit?

- j'ai envoyé un mail il a trois semaines a deux potes a lui que j'ai du voir un millier de fois pour proposer qu'ils viennent a la maison pour jouer aux cartes et je suis passé le voir il y a une semaine pour lui souhaiter sa fete
ET IL MA REPROCHE DE PAS LAVOIR APPELE POUR SON ANNNIVERSAIRE


- tu lui as dit que tu sortais avec un mec? bref, franchement je serais toi je répondrais "je ne cherche absolument pas (enfin, plus) à "revenir", Z, je vis depuis quelques semaines une relation saine, simple, belle avec un garçon que j'apprend à connaitre...je pensais qu'on pouvait se revoir normalement, maintenant...je n'aime pas avoir à me justifier ou me sentir coupable de choses
si innoncentes..." et j'ajouterais "c'est toi qui compliques tout, mais ça n'est pas nouveau"

- "Je ne voulais pas m'abaisser à répondre à ce mail pitoyable, mais je crois que c'est nécessaire, à vrai dire je ne comprends pas trop.
Je vais dès à présent cesser de les harceler à ce que je lis.
Et je n'essayais absolument pas de REVENIR, puisque tu dois le savoir mais je suis avec un amoureux actuellement, donc je n'en ai plus rien à faire.
C'était donc pour te revoir normalement que j'ai sonné chez toi la dernière fois, toi que je n'ai pas eu l'impression d'avoir harcelé.

Froidement


PS : je n'attends pas de réponse
"

lundi 30 mars 2009

Suis-je dans un rêve ?



Je lis par hasard :
-« On peut avoir raison de ne pas (...) et je le comprends bien en tant que je suis raisonnable, comme toi et comme tout le monde, mais justement il y va de la raison. Bon. (...) »

Je ne peux m'imaginer que cela n'a aucun lien avec :

1- Bonjour,y'a Wocczek à l'opéra Bastille en septembre, crois tu que c'est raisonnable d'y aller ensemble?
2- Septembre c'est dans longtemps, on verra...

vendredi 27 mars 2009

Le Paradoxe d’aimer …


Me voici désormais dans la nécessité de cacher à l’être aimé, que j’ai envie d’entendre sa voix, que je le languis, que l’éventualité d’un baiser me réjouirait… et ce pour un malheureux malentendu, datant pourtant d’il y a un mois.
Il sera servi, je lui laisse trois semaines devant lui, pour le pousser dans ses retranchement, ne lui donnant pas de nouvelles.
Je ne pense guère pouvoir tenir ce « pari » inutile, et futile, mais j’essaierai.
Il faut rappeler les faits concernant ce manque total de lucidité et de justesse. Il persiste à croire que par le passé j’étais complètement accroc, et que devant l’absence de réponse immédiate, j’appelais en vain son meilleur ami.
Je pensais, bêtement, qu’il avait pris conscience qu’il s’agissait là d’une absurdité, mais récemment les faits prouvèrent le contraire.
Les larmes aux yeux je l’ai laissé dire, voyant la cause pleinement perdue…
Alors il aura bien cherché ce qu’il va obtenir… déjà ce soir, les au-revoir furent froids au possible…
A dans trois semaines donc.



dimanche 25 janvier 2009


Un agréable week end, entre délices en tout genre,
par tout genre j'entends poulet rôti, vin, fromages, et gâteau au chocolat... puis soupe à venir... celeri rave... et galette des rois, sans la fève (pour papa)

Un velouté neige en attente, une soirée poils, et des souvenirs des puces...
Un qui critique Vd'A, et que je n'aime pas en conséquence.

Est-ce que s'il s'approchait, je saurais résister, je n'en suis pas si sûre, tellement j'ai besoin de dormir près de quelqu'un, de caresser des cheveux, une peau douce...

une discussion endiablée avec la famille, pleine de quiproquos et d'échanges interposés.

envie d'écrire, mais trop dur





je me penche et je t’embrasse

je te sais qui dors, je sais que tu dors, et je me sens aller faire de même : assez de travailler, surtout si inutile

je t’embrasse et m’approche encore

je vais te rejoindre — dans le sommeil — et peut-être plus loin, qu’en sais-je, à cette heure, on ne sait plus rien — l’esprit est ailleurs, la nuque endolorie, les yeux secs et les oreilles fascinées par le petit bruit des touches

m’approche et trébuche

j’aime ce moment, ce pseudo silence dans lequel chaque miette de bruit envahit l’espace comme une longue mélopée — un chant de pluie — une heure de plus

et on finit

c’est à ce seul moment que l’esprit n’est qu’un avec le corps — usé, douloureux, las, on avance pas à pas, seconde par seconde — on se satisfait d’un peu de pluie sur la fenêtre, de ces doigts qui bougent si peu, de ce froid qui prend sans bruit, de quelque lumière incertaine — on n’est pas couché, mais on anticipe déjà la douceur trompeuse du drap — à mesure qu’on s’enfonce dans ces heures hagardes, les rêves de la nuit précédente reviennent sur la pointe des pieds, reprennent leur droit — on aimerait déjà être en eux, les poursuivre — on sait très bien qu’il n’en sera rien