samedi 27 décembre 2008

Je n’ai aucune éthique de la sincérité


Retour à la réalité, et retour aux essences expérimentales…
Enfin me voici en train d’écouter Fabrice Luchini, après avoir redécouvert Blanche Neige.
Délices de Noël, cadre de tango (gotan), sac du sud, Pascale Picard, boucles d’oreilles, gommage au raisin, bonnet, calendrier.
Ca ne va pas venir tout de suite, il faudra de l’entrainement.
Des lectures de l’altercation entre tchétchènes et russes en 1835, j’ai hâte.
Tout cela revient, comme je peux facilement me le figurer à quelques jours d’une énième rupture. Sans théâtre ni fioriture. Par téléphone, il faut bien changer. Avec soulagement indicible ou plutôt imperceptible, avec trajectoires balistiques idéales.
Edgar Allan Poe, le scarabée d’or. C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traitre, et nous menace du pire, on n’a plus toute cette musique en soi. Georges Perec.
Premier jet difficile. Ne pas juger c’est un retour aux origines.

REVEILLON CHEZ LES GRIMM

Blanche-Neige de Robert Walser
Traduit de l’allemand par Hans Hartje et Claude Mouchard

Réalisation : Jean Couturier

Blanche-Neige est l’un des écrits décisifs de Robert Walser (né en 1878 à Bienne et mort en 1956 près de l’établissement psychiatrique d’Herisau), comme le souligne Walter Benjamin, dès 1929 :
"(…) Blanche-Neige, l’une des œuvres les plus profondément significatives de la poésie récente. Elle suffit à elle seule à faire comprendre pourquoi cet écrivain, apparemment le plus fantaisiste de tous, fut un auteur de prédilection pour l’inflexible Kafka."
De la "Blanche-Neige" des Grimm, qui sert de prologue implicite à cette œuvre poétique-dramatique où tout se joue une fois « qu’ils furent heureux » entre une Belle-mère équivoque et bien vivante, un chasseur viril et un prince fuyant, ne semblent rester que ces mots de Blanche-Neige :
"C’est un mensonge noir et fou, dur à entendre, bon à faire peur aux enfants. Va-t’en mensonge !"

avec : Pierre Notte, Alice-Yann Schmidt, Michel Robin, Francine Bergé, Olivier Martial.

Le texte est édité chez José Corti.