samedi 13 octobre 2007

Grève des médecin : suite

Le combat continue pour les 10 000 médecins réunis le 12 Octobre 2007, lors d'une manifestation qui n'a mené à rien de la part du Ministère de la Santé.




Pendant que les manifestants arpentaient l’avenue Montparnasse, les RG ont conduit une délégation des 7 présidents de chaque structure. L’ANEMF, l’ISNIH, l’ISNAR, l’INSCCA, le SNJMG, la FNEK et la FNEO ont été reçus par 3 conseillers: NABET, MATILLON et BUBIEN. La Ministre ne souhaite pas remettre en cause la liberté d’installation, les mesures coercitives et celles de déconventionnement mais souhaite nous engager dans le processus décisionnel. Or le texte de loi imposé ouvre un cadre de négociation portant directement atteinte au conventionnement à l’installation des médecins et des autres professions de santé, ce qui est une contrainte évidente à l’installation des jeunes médecins. En acceptant un conventionnement sélectif, c’est encore une fois l’accès au soin qui est en danger. Chaque médecin pourra encore théoriquement s’installer là où il le veut, mais les conditions inadmissibles d’un non conventionnement briseront la relation médecin-malade en introduisant un non remboursement des consultations.


Cette barrière financière sera créée dans le but d’empêcher les médecins de s’installer car le Ministère de la Santé prône l’idée qu’aucun patient n’ira consulter dans de telles conditions. Ériger un mur entre le patient et les jeunes médecins s’avère être la solution proposée par Mme Bachelot pour encourager l’installation dans les zones gravement sous médicalisées. Il n’en sera rien ! Les médecins pratiqueront la médecine sans conventionnement et auront des patients. Mais ces patients là ne seront plus les mêmes qu’avant. Un des piliers de la médecine française à toujours été l’accès au soin. De telles mesures creusent dangereusement le fossé entre les catégories socioprofessionnelles de notre pays.


L’exercice de la médecine générale, déjà mal considéré le sera encore plus, la profession subira de plein fouet les coups d’une mesure restrictive, en définitive fatale à la démographie médicale. Il est nécessaire que le Ministère revoie sa copie tant que le cadre de négociation reste aussi flou et incite les plus virulents à casser tout un métier dans son rapport le plus sacré, celui au patient. Aujourd’hui nous demandons toujours le retrait de l’article 33 et 32. Seule solution pour ouvrir en terrain neutre une vraie discussion.

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