mardi 22 janvier 2008

Elle lui a dit qu'elle préférait qu'il en soit ainsi entre elle et lui.
Qu'elle préférait que cette histoire en reste là, même si l'enfant ne la comprenait pas, qu'elle en reste dans ce désir-là, même si cela pouvait la porter à se donner la mort. Pas une mort matérielle mais une mort morte, privée de douleur, de descendance, d'enfance, d'amour.
Elle a dit : Que ce soit tout à fait impossible
Elle a dit : Que ce soit tout à fait désespéré.
Elle a dit que s'il avait été plus grand leur histoire les aurait quittés, qu'elle ne pouvait même pas imaginer une telle chose et que c'était bien qu'il en soit ainsi entre elle et lui. Elle a ajouté qu'il ne comprenait pas tout ce qu'elle disait, ce n'était pas important. L'enfant pleurait, il pleurait aussi sans raison tout comme si le massacre de la petite soeur ne s'était jamais arrêté et qu'il continuait encore à envahir la terre, lentement, entiérement, la terre entière.
Elle lui a dit aussi qu'elle savait qu'il ne pouvait pas encore comprendre ça qu'elle lui disait mais que'elle ne le savait pas au point de se taire.
L'enfant écoutait tout. Tout il écoutait cet enfant.


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