dimanche 20 janvier 2008

à la bibliothèque



A mon dernier passage, je me suis emparée de trois livres, à rendre le 29 janvier 2008.

La Bulle de Tiepolo de Philippe Delerm, chez Gallimard, petit livre de peinture, d'écriture, d'Italie, et de sentiments ... qui m'a bien plu. On y parle de fresques oubliées, de grand-père mystérieux, et de Venise.

Puis, par ordre de lecture, ou plutôt d'achèvement de lecture, la Réticence de Jean-Philippe Toussaint, aux éditions de Minuit, qui rappelle un peu le Rivage des syrtes, (j'aurais voulu citer quelqu'un, mais je ne retrouve pas ma source), et le Chateau de Kafka ... par son annonce avant l'heure, sans jamais réellement résoudre l'énigme qui nous tient en haleine tout durant le roman.

Si on oublie Biaggi à la fin de notre lecture, c'est bien de l'avoir trop lu en vain ... j'avais déjà été confronté à cela dans ma dernière lecture de non pas J-P Toussaint,mais de Jean Echenoz, l'histoire du pianiste, Au Piano (paru en 2003, contrairement à la réticence en 1991), où l'in est poussé à continuer par envie de savoir, curiosité, comment va t'il s'en sortir, finir et "justifier" son oeuvre ?

De J-P Toussaint, j'ai lu Fuir, Minuit, 2005; Faire l’amour, Minuit, 2002; La Réticence, Minuit, 1991; La Salle de bain, Minuit, 1985 ; mais il a également des oeuvres filmographiques à son actif (La Patinoire, 1999; Berlin 10.46, en collaboration avec Torsten Fischer, 1994; La Sévillane, d’après L’Appareil-photo, 1992; Monsieur, 1989)

Un instant ma confusion m'a poussée à évoquer Au piano de Jean-Philippe et non pas de Jean, et je lis avec justesse, et compréhension : La première partie d’Au Piano pourrait laisser croire qu’Echenoz, tel un Jean-Philippe Toussaint, cultive cet art de funambule qui consiste à n’avoir rien à dire. Heureusement pour le lecteur, tel n’est pas le cas.

Au piano nous présentait Max Delmarc, quinquagénaire et pianiste de son état. Dépressif et trop porté sur la bouteille, Max est flanqué de Bernie, un personnage qui lui sert d’ange gardien et dont la fonction principale est de l’empêcher de boire avant les concerts.

Je trouve -personnellement- qu'en effet parler de l'art de n'avoir rien à dire, n'est pas anodin chez ces auteurs ...

Enfin, il me reste à poursuivre ma lecture de Yann Andréa Steiner de Marguerite Duras...

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